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    Liber Umbrarum Gardnerien

    Johnathan R. Razorback
    Johnathan R. Razorback
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    Message par Johnathan R. Razorback le Sam 3 Oct - 21:13

    Puis le Dieu dit : « Si tu refuses de m'embrasser, alors tu dois t'agenouiller devant le fouet de Mort. »
    La Déesse Lui répondit : « S'il doit en être de la sorte, c'est donc la destinée et c'est mieux ainsi ! ». Alors Elle s'agenouilla en soumission devant la main de Mort, et Il La flagella si tendrement qu'elle s'écria : « Je connais votre douleur et la douleur de l'amour ».

    « Oyez les paroles des sorciers:
    Notre secret caché dans la nuit
    Lorsque le chemin était sombre
    Nous le révélons en ce jour d'hui.
    Devant l'eau et le feu mystérieux
    Par la terre et le souffle de l'air
    Par la quintessence de l'esprit
    Gardez silence, veuillez-vous taire
    Les renaissances de la nature
    Le passage des hivers et printemps
    Nous communions avec ce qui vit
    Et fêtons dans un cercle hors du temps
    Quatre fois l'an viennent les grands sabbats
    Et les sorcières dansent avec entrain
    Aux premières récoltes, à la Chandeleur
    À la fête du mai et la Toussaint.
    Quand les jours et les nuits s'égalisent
    Quand l’Astre est au zénith ou nadir
    Les sabbats mineurs sont convoqués
    Et les sorcières vont s'ébaudir
    Treize lunes et cycles féminins
    Treize sorcières dans un convent
    Treize crépuscules pour s'ébattre
    Tout cela en un jour et un an
    Transmis depuis les âges anciens
    Passant entre l'homme et la femme
    Passant d'un siècle à un autre
    Depuis le commencement des âmes
    Quand le cercle magicque est tracé
    Par le glaive ou l'athamé puissant
    Ses frontières traversent deux mondes
    Pour cette heure vers les ombres il descend
    Ce monde n'a aucun droit de le voir
    Et le monde d'en-bas point ne trahis
    Les Dieux anciens y sont invoqués
    L'œuvre magicque y est accomplie
    Il y a deux piliers mystiques
    Qui le seuil du temple avoisinent
    Tous deux sont puissances naturelles
    Des formes et des forces divines
    Sombre et lumineux en succession
    Les opposés l'un contre l'autre
    Représentent le Dieu et la Déesse
    Grâce aux aïeux cette foi est nôtre.
    La nuit c'est le cavalier des vents
    Le Dieu cornu, seigneur des ombres
    Et le jour c'est le roi des forêts
    Habitant les clairières et les combes
    Elle est jeune ou vieille à sa guise
    Sur la barque nuageuse elle vogue
    Ronde dame argentée de minuit
    Sombre matrone et mystagogue
    Le Maître et la Maîtresse de l'Art
    Habitent les tréfonds de l'esprit
    Immortels et toujours renouvellés
    À volonté ils libèrent ou lient
    Ainsi, bois le vin des Dieux anciens
    Et danse, et aime en leur honneur
    Jusqu'au jour où ils te recevront
    Dans la paix, à la fin de tes heures
    Fait ce que voudras, c'est le défi
    Mais à personne ne fait de mal
    Voilà le commandement unique
    Que les Dieux t'enseignent l'idéal
    le credo wiccan en huit mots pieux:
    Si nul n'est lésé, fait ce que veux
    . »
    -Gérald Gardner & Doreen Valiente, Le Liber Umbrarum Gardnerien, I. Du rituel d’ouverture.


    http://la.sphere.free.fr/leliberumbrarumgardnerien.htm


    _________________
    « La racine de toute doctrine erronée se trouve dans une erreur philosophique. [...] Le rôle des penseurs vrais, mais aussi une tâche de tout homme libre, est de comprendre les possibles conséquences de chaque principe ou idée, de chaque décision avant qu'elle se change en action, afin d'exclure aussi bien ses conséquences nuisibles que la possibilité de tromperie. »
    -Jacob Sher, Avertissement contre le socialisme, Introduction à « Tableaux de l'avenir social-démocrate » d'Eugen Richter, avril 1998.


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