L'Académie nouvelle

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    Donato Longo, La philosophie de Nietzsche et le mouvement socialiste français (1890-1914) + La présence de Nietzsche dans les débats politiques et culturels en France pendant l'entre-deux-guerres, 1919-1940

    Johnathan R. Razorback
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    Message par Johnathan R. Razorback le Jeu 26 Avr - 15:29

    https://www.nietzsche-en-france.fr/histoire/nietzsche-et-la-france/don-nietzsche-et-les-milieux-socialistes/

    « De toutes les influence intellectuelles venant en France de l’étranger entre 1890 et 1914, celle de Nietzsche fut sans aucun doute la plus forte. […] A partir de 1890, les idées de Nietzsche  pénétrèrent tous les milieux philosohpiques et littéraires, et le bruit autour de son nom devint de plus en plus fort. » (p.1-2)

    « Pourquoi les socialistes se préoccupèrent-ils de Nietzsche, étant donné que ce philosophe ne parlait jamais du socialisme et de la plèbe qu’avec mépris ou dégoût ? » (p.3)

    « Plusieurs de ses premiers collaborateurs [de L’Humanité] furent des lecteurs ardents de Nietzsche. » (p.6)

    « Au Musée de Montreuil, nous avons trouvé des ouvrages de Nietzsche appartenant à Jaurès. Certains ouvrages furent annotés. L’écriture était parfois très difficile à lire, mais il était intéressant de remarquer les passages du texte qui avaient provoqué un commentaire. » (p.8-9)

    « Plusieurs socialistes qui s’intéressèrent à Nietzsche étaient des normaliens, par exemple Jaurès, Herr, Andler, Rolland, Blum et Thomas. » (p.9)

    « De toutes les tendances socialistes, ce fut celle qui se croyait le représentant de l’orthodoxie marxiste qui se méfia le plus de Nietzsche. Les revues guesdistes ou proche du guesdisme ne firent que des allusions çà et là au philosophe. Ce qui régnait dans ce milieu, c’était le mépris et l’incompréhension. » (p.13)
    p.15.
    -Donato Longo, La philosophie de Nietzsche et le mouvement socialiste français (1890-1914), Mémoire de maîtrise en histoire, université Paris VIII, 1980-1981, 352 pages.




    Dernière édition par Johnathan R. Razorback le Ven 12 Juil - 10:39, édité 3 fois


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    « La racine de toute doctrine erronée se trouve dans une erreur philosophique. [...] Le rôle des penseurs vrais, mais aussi une tâche de tout homme libre, est de comprendre les possibles conséquences de chaque principe ou idée, de chaque décision avant qu'elle se change en action, afin d'exclure aussi bien ses conséquences nuisibles que la possibilité de tromperie. » -Jacob Sher, Avertissement contre le socialisme, Introduction à « Tableaux de l'avenir social-démocrate » d'Eugen Richter, avril 1998.

    "La vraie volupté est remportée comme une victoire sur la tristesse [...] Il n’y a pas de grands voluptueux sans une certaine mélancolie, pas de mélancoliques qui ne soient des voluptueux trahis." -Albert Thibaudet, La vie de Maurice Barrès, in Trente ans de vie française, volume 2, Éditions de la Nouvelle Revue Française, 1919, 312 pages, p.40.

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    Message par Johnathan R. Razorback le Jeu 26 Avr - 15:36

    https://www.nietzsche-en-france.fr/histoire/nietzsche-et-la-france/these-de-don/


    Donato Longo, La présence de Nietzsche dans les débats politiques et culturels en France pendant l'entre-deux-guerres, 1919-1940,



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    "La vraie volupté est remportée comme une victoire sur la tristesse [...] Il n’y a pas de grands voluptueux sans une certaine mélancolie, pas de mélancoliques qui ne soient des voluptueux trahis." -Albert Thibaudet, La vie de Maurice Barrès, in Trente ans de vie française, volume 2, Éditions de la Nouvelle Revue Française, 1919, 312 pages, p.40.

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    Message par Johnathan R. Razorback le Ven 12 Juil - 10:40

    https://www.nietzsche-en-france.fr/histoire/nietzsche-et-la-france/these-de-don/

    "Les nombreux jeunes intellectuels proches du maurrassisme qui se tournèrent vers Nietzsche pendant les années 30 en sont le témoignage. Le XXe siècle, le siècle d’après guerre, avait besoin d’autre chose que d’un classicisme rigide tel que Charles Maurras voulait défendre.
    Un nietzschéisme nouveau apparut avec les jeunes intellectuels de cette période. Nés entre 1900 et 1905, donc trop jeunes pour avoir fait la guerre, mais assez âgés pour connaître l’amertume de 1914-1918 et pour ressentir le bouleversement moral des années suivantes, ils éprouvèrent plus douloureusement que d’autres ce nihilisme européen dont ils ne se lassaient pas de parler. Unanime était la révolte contre les valeurs estimées bourgeoises, une révolte accompagnée de violence et de négation verbales, vouée à la recherche d’une pureté jamais connue
    ." (p.23)

    "J’ai lu moi-même Nietzsche en 1928, à 19 ans. J’ai reçu cette lecture comme un immense coup sur la tête; elle me réveillait du tolstoïsme social dans lequel je m’endormais"." (Lettre de Pierre Andreu à Don Longo du 30 octobre 1982, cité p.183).

    "La virilisation de l’homme était un des thèmes principaux dans les écrits des jeunes intellectuels des années 30. S’il fallait sortir de la “crise de la civilisation”, et s’il fallait accomplir la rupture totale avec les valeurs périmées du monde contemporain, il fallait d’abord une vision de l’homme qui niait celle du vieux monde et qui permettrait le rajeunissement nécessaire. Ainsi à “l’homme couché” de la société environnante en pleine décadence, ils substituèrent l’image de l’homme debout”; à la place de l’homme que Nietzsche avait dénoncé, ils voulaient mettre l’homme nietzschéen.

    “L’homme couché” selon la phrase d’Arnaud Dandieu, c’était l’homme bourgeois, l’homme de masse, l’idéaliste et le rationaliste, le positiviste et le marxiste, celui qui ignorait “les aspects tragiques de la condition humaine”, celui qui cherchait la tranquillité et la sécurité, celui qui voulait éviter à tout prix l’inquiétude et la douleur. “L’homme couché” était celui de l’immaculée connaissance” selon la phrase de Nietzsche, celui qui prônait la connaissance pure et sans contact avec le corps, celui dont l’esprit n’était qu’un miroir, qu’un spectateur idéal. Un tel homme, disaient les collaborateurs de
    L’Ordre nouveau, allait inévitablement vers le déterminisme et l’empirisme matérialiste, vers la servitude de l’esprit devant les faits, vers le matérialisme historique du marxisme qui était la conséquence logique, selon Denis de Rougemont, de l’idéologie positiviste bourgeoise. “L’homme couché”, était celui du sentiment, de l’irréalisme, de la mélancolie romantique, de la dispersion du moi, du rêve, de la gratuité gidienne, de l’abolition de la volonté, de tout ce qui menait à
    l’”apologie de l’inaction et de l’inactuel”. C’était celui de la psychanalyse, de la sexualité, de la jouissance et du spasme, de “la poésie du ventre et du bas-ventre” que pratiquaient les surréalistes, celui qui finissait par le suicide à la manière des personnages de Céline. “L’homme couché” était celui de la métaphysique orientale, de la jeunesse des cocktails, des drogues, de la pédérastie, du pacifisme bêlant, excuse pour la lâcheté, la veulerie et la “paresse satisfaite”. Dans la
    Revue du siècle de Jean de Fabrègues, dans la Revue française et dans L’Ordre nouveau, c’était la même plainte nietzschéenne contre tout ce qui était mollesse, fuite et éparpillement, contre la fatigue de l’homme moderne, la diminution de sa vitalité, son attirance vers la mort; comme “le décadent” pour Nietzsche, “l’homme couché” des jeunes “non-conformistes” “marquait le terme du déclin de l’Occident." (pp.180-181)

    "Dans la revue de Georges Roditi, L’Homme nouveau (1934-1937), nous trouvons les mêmes vœux que chez Thierry Maulnier. En janvier 1934 Roditi y publia un long article dont le titre venait d’ailleurs d’une phrase de Nietzsche, “La lutte pour les goûts et les couleurs”, et dans lequel il exposa sa doctrine politique. Or cette doctrine se voulait précisément une réconciliation de la force et du droit, de la puissance et de “la tradition idéaliste du vieux socialisme français”, bref un “socialisme fascisé” comme celui des Superbes de Jules Romains, une doctrine qui faisait une large place à la force nietzschéenne. Roditi aborda le problème en se référant à deux intellectuels qui étaient des nietzschéens notoires, tous les deux liés aux mouvements d’extrême-droite et qui avaient formulé tous les deux une apologie de la volonté de puissance: Jules de Gaultier, “le philosophe français de la force” comme l’appela Roditi, citant son Nietzsche de 1926, en même temps que son article sur “Une morale de la force” paru dans la Revue philosophique en 1923; et Julius Evola, le théoricien du néopaganisme fasciste en Italie, que Roditi connaissait personnellement. Seule “la force décide”, affirma Roditi; il fallait accepter, ajouta-t-il, “cette vérité pénible”, bien qu’elle fût en désaccord avec l’esprit chrétien et français. La grandeur de Nietzsche était là: il avait restitué à ce sentiment sa “valeur logique”; il avait démontré que l’on avait droit à la force, que rien n’était au-dessus de la force, voire qu’il fallait choisir la force, la vouloir comme idéal. Au socialisme utopique français, puéril par lui-même parce que trop généreux, il fallait ajouter la morale nietzschéenne. Un extrait de Nietzsche fut publié en encadré dans le premier numéro de l’Homme nouveau, et qui fut cité encore une fois en 1936, montre bien ce que Roditi avait tiré du philosophe:
    “J’ai le bonheur d’avoir retrouvé le chemin qui mène à un oui et à un non. J’enseigne de dire non à tout ce qui rend faible- à tout ce qui épuise. J’enseigne de dire oui à tout ce qui fortifie, à ce qui accumule les forces, à ce qui donne le sentiment de la vigueur.”
    Il est vrai qu’en 1938, face à la belligérance hitlérienne, Roditi reniera “une telle profession de foi, faite dans l’absolu; mais il n’en reste pas moins que Nietzsche avait fourni jusque-là une justification idéologique de la volonté, de la puissance et de la force
    ." (p.182)

    "C’est dans le milieu de L’Ordre nouveau cependant que l’image nietzschéenne de l’homme comme puissance fut le plus répandue. A propos de Drieu la Rochelle et de son article sur “Nietzsche contre Marx”, Arnaud Dandieu nota en juillet 1933 son accord avec Drieu sur le “renversement complet dans l’attitude affective et éthique” de la jeunesse européenne que Nietzsche parmi d’autres avait provoqué, et ajouta: “de l’apologie de l’homme couché, les jeunes passent maintenant à la découverte de l’homme debout”. “L’homme debout”, c’était l’homme qui incarnerait le “nouvel équilibre de l’Occident”, car il saurait ajouter à la tradition française qui serait à la base de son être certains aspects du germanisme nietzschéen, en particulier le dépassement de soi, la
    tension de l’âme, la volonté de puissance. Pour créer les institutions porteuses de vie et de fécondité, dit Arnaud Dandieu, pour créer des hommes capables d’aller au-delà du nihilisme,

    “On voudrait que le sang français, le sang européen, celui de Nietzsche, de Rabelais et de Descartes unissent, pour les faires éclore, leur puissante générosité.”

    La notion de l ”homme debout” chez les intellectuels de L’Ordre nouveau devait ses éléments essentiels à ce que Nietzsche avait baptisé “l’individu souverain”. Or pour Nietzsche comme pour les collaborateurs de la revue, cette “apothéose de la personnalité” que le nouvel homme devait incarner n’était possible qu’en posant d’abord les valeurs de tension qui seules pouvaient assurer l’ascension perpétuelle de la personnalité, qui seules pouvaient la pousser du dedans dans “une création continue qui tend toujours à se dépasser.” “L’homme debout”, l’homme de la puissance, présupposait le dépassement de soi et une “tension de l’âme” permanente. Au niveau philosophique, cela se traduisait pas le refus absolu, par L’Ordre nouveau, du troisième terme de la dialectique hégélienne qui introduisait la notion de synthèse entre les aspects contradictoires de la réalité sociale ou morale. Pour ces intellectuels la fusion des contraires de Hegel et de Marx n’était qu’un postulat menant à l’immobilisme et la mort, au relâchement et au repos. A Marx à Hegel, ils opposèrent Proudhon, Kierkegaard et plus généralement Nietzsche, tous ceux qui avaient prôné le dynamisme perpétuel, le conflit “nécessaire et vital”, l’ontologie où les termes des éléments en opposition restaient en contradiction, et où l’équilibre recherché restait un “équilibre sans cesse instable”, toujours prêt à provoquer des nouvelles ruptures par des “explosifs” toujours possibles. Les contraires ne s’harmoniseraient que dans une tension de plus en plus haute, qui donnerait lieu à des conflits de plus en plus créateurs de vie, de conscience, et de grandeur. D’une part donc, selon L’Ordre nouveau, il y avait la dialectique ternaire avec sa “statolâtrie” solide et ses masses inertes et soumises qui en étaient la conséquence; d’autre part la notion de dichotomie - ce qu’Henri Lefebvre appellera en 1939 “la dialectique tragique”, nietzschéenne - qui permettait d’aller au-delà de la stérilité de la société bourgeoise non pas en tuant ou en apaisant l’angoisse, mais au contraire en l’aiguisant et en exigeant de la personne des actes virils." (pp.190-191)

    " “L’homme debout”, selon Robert Aron et Arnaud Dandieu, saurait récupérer “la tradition héroïque proprement occidentale” à laquelle Nietzsche lui-même appartenait, celle de la chevalerie et de la Révolution française, la tradition guerrière par excellence avec son mépris des choses bourgeoises et du “labeur servile” sans joie et sans passion, la tradition où le guerrier “se bat pour le plaisir”, par surabondance de force. L’homme nouveau, le travailleur de demain, saurait intégrer dans son travail cette “tradition aristocratique” que Nietzsche parmi d’autres avait admirée et exaltée, et il deviendrait ainsi un homme créateur, affirmant dans son activité la puissance de sa personne et son agressivité créatrice et joyeuse, à la façon du chevalier et du “comitard” de 1793. […] Il s’identifia encore plus à “l’individu souverain” de Nietzsche lui-même dans un passage de la Généalogie (II, 2) publié dans L’Ordre nouveau parmi ses “textes de doctrine et d’action”. Nietzsche avait parlé de cet homme idéal comme:

    “(...) le fruit le plus mûr de l’arbre (de la société) (...) l’individu qui n’est semblable qu’à lui-même (...) celui qui possède en lui-même la conscience fière et vibrante de ce qu’il a enfin atteint par là, de ce qui s’est incorporé en lui, une véritable conscience de la liberté et de la puissance, enfin le sentiment d’être arrivé à la perfection d’homme (...) La fière connaissance du privilège extraordinaire de la responsabilité, la conscience de cette rare liberté, de cette puissance sur lui-même et le destin (...).” [F. Nietzsche, “Textes de doctrine”, L’Ordre nouveau (novembre 1933).]

    Il est vrai que certains jeunes intellectuels par ailleurs assez proches de L’Ordre nouveau au niveau politique, les collaborateurs d’Esprit notamment, se moquaient de cette utilisation de Nietzsche pour justifier la notion d’homo agens. Jean Lacroix en parla en 1934 comme d’”un nietzschéisme mal compris” ou d’un nietzschéisme “de seconde zone”, et Emmanuel Mounier, la même année, l’appela “un nietzschéisme trop souvent scolaire”. Pourtant L’Ordre nouveau n’avait jamais prétendu considérer la philosophie de Nietzsche dans toute sa complexité, ni faire un exposé exhaustif de la doctrine nietzschéenne. Si Nietzsche était un des “maîtres” du groupe, et il l’avait assurément été comme nous l’a confirmé Denis de Rougemont, il ne l’était pas au sens doctrinal, mais bien plutôt comme un maître d’attitude." (p.186-187)

    "Un texte essentiel pour connaître les rapports entre Montherlant et Nietzsche aurait été le volume des Pages Choisies (Mercure de France, 1910), traduction et choix par H. Albert, que Montherlant avait beaucoup annoté vers 1914. Malheureusement, le volume a disparu selon M. Pierre Sipriot (interview accordée à nous-mêmes, le 15 décembre 1982). Mais Montherlant ne cessa jamais de lire Nietzsche: en 1948, il confia a M. Sipriot : “Je ne lis plus que Nietzsche”." (note 38 p.270)
    -Don Longo, La présence de Nietzsche dans les débats politiques et culturels en France pendant l'entre-deux-guerres, 1919-1940, thèse préparée à l'Université de Paris VIII sous la direction de Madeleine Rebérioux, soutenue en 1985 et revue en 2015, 435 pages.



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    « La racine de toute doctrine erronée se trouve dans une erreur philosophique. [...] Le rôle des penseurs vrais, mais aussi une tâche de tout homme libre, est de comprendre les possibles conséquences de chaque principe ou idée, de chaque décision avant qu'elle se change en action, afin d'exclure aussi bien ses conséquences nuisibles que la possibilité de tromperie. » -Jacob Sher, Avertissement contre le socialisme, Introduction à « Tableaux de l'avenir social-démocrate » d'Eugen Richter, avril 1998.

    "La vraie volupté est remportée comme une victoire sur la tristesse [...] Il n’y a pas de grands voluptueux sans une certaine mélancolie, pas de mélancoliques qui ne soient des voluptueux trahis." -Albert Thibaudet, La vie de Maurice Barrès, in Trente ans de vie française, volume 2, Éditions de la Nouvelle Revue Française, 1919, 312 pages, p.40.


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