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    Raymond Winling, Péguy — Nietzsche : un chrétien du parvis répond à l'auteur de Zarathoustra

    Johnathan R. Razorback
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    Message par Johnathan R. Razorback le Dim 11 Nov - 18:05

    https://www.persee.fr/doc/rscir_0035-2217_1972_num_46_3_2652

    "A l'Ecole Normale Supérieure Péguy suivait les cours de Charles Andler. Le savant germaniste cherchait à initier les étudiants à la philosophie et à la culture allemandes et s'efforçait de leur faire connaître l'Allemagne moderne.
    Georges Sorel venait tous les jeudis à la Boutique des Cahiers de la Quinzaine. Il prônait une morale d'inspiration nietzschéenne.
    Le pasteur de Roberty connaissait bien Nietzsche. Il fit, à l'Ecole des Hautes Etudes Socialistes, une série de conférences sur l'auteur de la Généalogie de la Morale. Péguy, ami du pasteur, assistait à ces conférences.
    Benda fut pendant un certain temps l'interlocuteur privilégié de Péguy. Ils parlaient souvent de philosophie et dans l'oeuvre de Péguy on trouve des allusions à ces entretiens et notamment "aux questions nietzschéennes".
    Quand à Daniel Halévy, il fit partie du groupe de la Revue Blanche qui à partir de 1890 s'attache à faire connaître Nietzsche en publiant des traductions
    ." (note 5 p.214)

    "Le gérant a tenu à édifier un Cahier [X-12] entièrement consacré à Nietzsche et intitulé Le travail de Zarathoustra. Daniel Halévy, qui l'a rédigé, y retrace la genèse de l’œuvre où est exposé la doctrine de l'éternel retour et du surhomme." (p.216)

    "Lorsqu'il parle en son propre nom, il montre qu'il est au courant de la querelle qui opposa Wagner à celui qui fut pour un temps son disciple préféré. Par ailleurs, les deux dernières citations prouvent que Péguy a pris ses distances et qu'il n'admet ni la doctrine du surhomme ni l'exaltation de la vie dionysiaque. Il préfère les apolliniens qui vivent dans la clarté et la sérénité classique et il rejette les extases et les ivresses faites de démesure et de licence effrénée. Enfin une idée importante: le Dieu chrétien, selon lui, a mis définitivement d'accord les apolliniens et les dionysiaques ; dès lors pareille distinction ne correspond plus à la réalité et à la problématique de Nietzsche est comme dépassée sur ce point pour l'homme moderne, même si elle est valable pour l'Antiquité." (p.221)
    -Raymond Winling, Péguy — Nietzsche : un chrétien du parvis répond à l'auteur de Zarathoustra, Revue des Sciences Religieuses, Année 1972, 46-3, pp. 212-255.

    "Il n'était pas, à vrai dire, nécessaire d'avoir étudié Nietzsche, pour avoir une idée approximative de ses thèses essentielles. Un assez grand nombre de critiques ou d'historiens des idées contribuaient dès lors à répandre ces thèses en les exposant ou en les discutant dans des articles de revues."
    -E. Tonnelat, Vie de Charles Andler, Belles Lettres, 1937, p.53.



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    « La racine de toute doctrine erronée se trouve dans une erreur philosophique. [...] Le rôle des penseurs vrais, mais aussi une tâche de tout homme libre, est de comprendre les possibles conséquences de chaque principe ou idée, de chaque décision avant qu'elle se change en action, afin d'exclure aussi bien ses conséquences nuisibles que la possibilité de tromperie. » -Jacob Sher, Avertissement contre le socialisme, Introduction à « Tableaux de l'avenir social-démocrate » d'Eugen Richter, avril 1998.

    "La vraie volupté est remportée comme une victoire sur la tristesse [...] Il n’y a pas de grands voluptueux sans une certaine mélancolie, pas de mélancoliques qui ne soient des voluptueux trahis." -Albert Thibaudet, La vie de Maurice Barrès, in Trente ans de vie française, volume 2, Éditions de la Nouvelle Revue Française, 1919, 312 pages, p.40.


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