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    Jean Ruhlmann, Ni bourgeois ni prolétaires. La défense des classes moyennes en France au XXe siècle

    Johnathan R. Razorback
    Johnathan R. Razorback
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    Date d'inscription : 12/08/2013
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    Jean Ruhlmann, Ni bourgeois ni prolétaires. La défense des classes moyennes en France au XXe siècle Empty Jean Ruhlmann, Ni bourgeois ni prolétaires. La défense des classes moyennes en France au XXe siècle

    Message par Johnathan R. Razorback le Ven 11 Oct - 12:12

    « Plutôt que de s’engager dans les impasses des définitions a priori de la nature des classes moyennes, rendues opaques par les arrières-pensées idéologiques qui les sous-tendent, Jean Ruhlmann a donc choisi d’observer les classes moyennes en mouvement dans une période marquée par les troubles successifs des deux guerres mondiales et de la crise économique, génératrices de mutations sociales de grande ampleur, qui bousculent statuts et situations. » (p.12)

    « Un monde complexe […] dont le principe d’unité réside surtout dans la volonté de promotion sociale, dans la crainte des aléas de la conjoncture et dans l’exigence d’une protection de l’Etat contre le risque de la remise en cause d’un statut chèrement acquis. » (p.13)

    « Ce monde des classes moyennes, prompt à réclamer la protection de l’Etat, s’indigne de voir celui-ci étendre son rôle d’arbitrage social à d’autres catégories de citoyens. Contradiction particulièrement éclatante à l’époque du Front populaire où le sentiment d’une attention exclusive de la nouvelle majorité aux problèmes du monde ouvrier provoquera contre elle la mobilisation des classes moyennes indépendantes, facteur fondamental de son échec, par le biais de l’évolution du Parti radical. » (p.13)
    -Serge Bernstein, préface à Jean Ruhlmann, Ni bourgeois ni prolétaires. La défense des classes moyennes en France au XXe siècle, Seuil, 2001, 472 pages.

    « Cette histoire commence à la Belle Époque, avec la naissance d’un « syndicalisme bourgeois » sous la houlette de l’Association de défense des classes moyennes (ADC1M) pour s’achever avec la crise du Comité national des classes moyennes (CNCM) très diminué par un mouvement poujadiste qui prétend au contraire dissocier les « indépendants » des « classes moyennes salariées ». » (p.23)

    « Par le terme générique de « travail indépendant », l’on entend les petits patrons de l’industrie, du commerce, voire de l’agriculture ainsi que les travailleurs indépendants (type artisans) et les professions libérales. Celui de « classes moyennes salariées » regroupe certaines catégories d’employées du secteur public ou privé, plus les divers échelons d’encadrement du secteur privé. » (note 15 p.23)

    « Le Front populaire voit naître la Confédération générale des syndicats de classes moyennes (CGSCM), impulsée par L’Action professionnelle et surtout par Le Front économique, et qui s’impose comme la principale organisation de défense des classes moyennes dans une période qui n’en manque pas. » (p.23)

    « Cete histoire de la défense des classes moyennes veut éclaircir la notion de classes moyennes. » (p.27)

    « Négligeable au milieu des années 1880 (101 cas), le nombre des syndicats patronaux atteint 4135 en 1908 et passe à 410 160 en 1912. » (p.34)

    « L’agitation des professions indépendantes depuis l’été 1936 est d’autant liée aux grèves de mai-juin qui touchent quantité de petits entreprises industrielles et commerciales qu’à leurs répercussions. Les Accords Matignon prévoient en effet une augmentation salariale immédiate (de 7 à 15%) difficilement acceptable pour les trésoreries de petites entreprises industrielles et commerciales, déjà très éprouvées par la crise des cinq années précédentes, notamment dans la Région parisienne. Négociée par la CGPF lors des entretiens avec la CGT et le gouvernement de Front populaire, cette augmentation a été consentie par des représentants patronaux issus de grandes entreprises industielles et rassemblés dans la puissante Union des industries métallurgiques et minières (UIMM), dont le ratio salaire/valeur ajoutée est plus élevé que dans les petites entreprises, notamment celles du secteur marchand. » (p.44-45)
    p.49.
    -Jean Ruhlmann, Ni bourgeois ni prolétaires. La défense des classes moyennes en France au XXe siècle, Seuil, 2001, 472 pages.




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    « La racine de toute doctrine erronée se trouve dans une erreur philosophique. [...] Le rôle des penseurs vrais, mais aussi une tâche de tout homme libre, est de comprendre les possibles conséquences de chaque principe ou idée, de chaque décision avant qu'elle se change en action, afin d'exclure aussi bien ses conséquences nuisibles que la possibilité de tromperie. »
    -Jacob Sher, Avertissement contre le socialisme, Introduction à « Tableaux de l'avenir social-démocrate » d'Eugen Richter, avril 1998.

    « La question n’est pas de constater que les gens vivent plus ou moins pauvrement, mais toujours d’une manière qui leur échappe. »
    -Guy Debord, Critique de la séparation (1961).


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