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    Étienne de Montety, Thierry Maulnier

    Johnathan R. Razorback
    Johnathan R. Razorback
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    Message par Johnathan R. Razorback le Jeu 9 Avr - 14:23

    « Ouvrages étincelants (Nietzsche). » (p.11)
    « Naît à Alais (Alès) le 1er octobre 1909 […] Jacques Louis André Talagrand. » (p.16)
    « Les deux lycées d’Alès où ses parents sont professeurs. Son père, Joseph Talagrand, est né le 5 novembre 1875, à Prévenchères en Lozère. Il est remarqué par son instituteur […] poursuit ses études jusqu’à Paris où il intègre l’Ecole normale supérieure en 1894. Rue d’Ulm, il se lie avec quelques-uns de ses condisciples dont l’histoire littéraire du début du siècle retiendra les noms : Louis Gillet, Charles Péguy et Jérôme Tharaud. Talagrand choisira ce dernier comme témoin à son mariage et sera, par amitié pour Péguy, dont il partageait alors les idées, un fidèle abonné des Cahiers de la quinzaine. » (p.16)
    « Joseph Talagrand professe alors un solide anticléricalisme hérité de ses maîtres […] il se surnomme lui-même « l’ennemi personnel de Dieu ». […]
    Virginie Gibrac, après de solides humanités faites au lycée Fénélon à Paris, est une des premières femmes à avoir intégré « Sèvres », l’Ecole normale pour les femmes, et de surcroît une des premières agrégées de lettres. Son affectation de jeune professeur l’a conduite à Alès au lycée de jeunes filles. » (p.17)
    « Le premier garçon, Marc, le 10 mars 1908, puis le second, Jacques, le 1er octobre 1909 à onze heures du soir. » (p.17)
    « Cette famille de normaliens […] Jacques Talagrand un élève exceptionnellement cultivé pour son âge, aux connaissances infinies et désordonnées en histoire et en littérature. » (p.19)
    « Le ménage Talagrand se disloque. […] Entre 1920 et 1923, les garçons sont ballotés, tantôt à la garde de Joseph, tantôt à celle de Virginie. […] Ces événements malheureux contribuent à accentuer la timidité de Jacques qui demeure renfermé sur lui-même, presque traumatisé par la dislocation de sa famille. » (p.20)
    « En septembre 1923, Joseph Talagrand, divorcé de Virginie Gibrac qui choisit de rester à Alès, est muté au lycée de Nice ; il y inscrit ses deux fils en première. » (p.22)
    « Marc et Jacques Talagrand arrivent à Paris à l’automne 1924, pour la rentrée de la classe de philosophie. Ils sont accueillis à Garches (Seine-et-Oise) par leurs grands-parents Gibrac. […]
    Le 1er octobre, pour ses quinze ans, Jacques Talagrand découvre sans états d’âme le lycée Louis-le-Grand où il séjournera quatre ans. » (p.25)
    « Jacques Talagrand est désormais bachelier. Dans le creuset de Louis-le-Grand, sa voie semble toute tracée : il sera professeur, comme avant lui ses parents, sans qu’il manifeste ni goût ni aptitude particulière pour cet honorable état. Il se retrouve donc inscrit, en compagnie de Marc, dans la classe préparatoire à l’Ecole normale supérieure, la prestigieuse hypokhâgne de Louis-le-Grand. » (p.28)
    « En 1925, Bellessort est auréolé d’une légende d’iconoclaste qui ravit les élèves : d’abord c’est un fervent monarchiste au sein d’un des fleurons de l’instruction républicaine. […]
    Bellessort, qui tient aussi la chronique littéraire du Temps et du Journal des débaats, est l’auteur de nombreux livres remarqués ; les conférences qu’il donne à l’Institut d’Action française ou au cercle Fustel-de-Coulanges aux côtés du général Weygand et d’Abel Bonnard lui valent après de ses élèves un réel prestige. » (p.30)
    « Ils sont quelques-uns, José Lupin, Maurice Bardèche, Robert Brasillach, et Jacques Talagrand, à tenir Bellessort pour leur mentor. » (p.32)
    « L’année 1927-1928 se déroule à l’identique, ponctuée par les mêmes examens et bornée par l’échéance du concours. » (p.43)
    « Talagrand a toujours stupéfait ses condisciples par l’étendue de ses connaissances sur tous les sujets. » (p.44)
    « Chaque année, aux mois de juin et juillet, les khâgneux s’apprêtent à passer devant un jury de cerbères, issus de l’Université ou de Normale ; en cette année 1928, c’est le professeur Bouglé qui préside l’aéropage chargé d’évaluer l’aptitude des candidats à passer trois ans rue d’Ulm. » (p.44-45)
    « En octobre 1928, Jacques Talagrand […] entre donc à l’Ecole normale supérieure […] Il découvre, enchanté, un univers qui tranche avec la discipline du lycée, tant y règne une anarchie officielle. » (p.47)
    « Jacques rassassie ses appétits de lecture, de préférences hors programme, découvrant ou approfondissant Nietzsche, Marx, Pascal, Rousseau. » (p.49)
    « La plupart du temps, il […] sera absent, mais laissera la lumière allumée jour et nuit afin de susciter l’inquiétude de ses condisciples en leur faisant croire qu’il révise le programme d’agrégation avec assiduité. » (p.52)
    « [Jacques] perpétue la tradition en persécutant notamment les locataires du « gynécée », c’est-à-dire les rares filles ayant intégré la rue d’Ulm ; parmi elles une grande fille fragile au regard triste, Simone Weil, dont Jacques Talagrand, aidé d’un camarade herculéen, communiste et macho, videra un jour la chambre pour en transporter tous les meubles au rez-de-chaussée. » (p.53)
    « Giraudoux fait […] figure de grand ancien, et il laisse sur son cadet une profonde empreinte. » (p.57)
    « Jacques Talagrand et Robert Brasillach choississent tous deux comme directeur de mémoire la professeur Fortuna Strowski, qui tient la chronique dramatique de Paris-Midi. » (p.58)
    « [Son mémoire sur l’art dramatique de Racine d’après ses préfaces] se voit gratifié d’un 18/20, la meilleure note (rarement obtenue) des diplômes littéraires. » (p.59)
    « Son stage pédagogique, au lycée Louis-le-Grand qu’il connaît bien, en janvier 1930, le dégoûte définitivement de la carrière professorale. » (p.63)
    « A la sortie de Normale, il échoue à l’agrégation de lettres. […] A l’été 1931, il se résout quand même à se présenter à l’examen […]
    Son ami Brasillach est lui aussi collé […] Cette infortune conforte Jacques Talagrand dans sa décision : il ne sera pas professeur. […] Il gardera vis-à-vis du système universitaire et de ses « rejetons » (Jean-Paul Sartre ou Pierre Boutang) une vieille rancœur ressassée par les ans. » (p.67)
    « Au jeune espoir prometteur qu’est Talagrand, Henri Massis confie la rubrique des comptes rendus d’essais [dans la Revue universelle]. » (p.69)
    « Ce qu’il recherche dans les auteurs, c’est non le service d’une cause, mais l’expression littéraire d’attitudes ou de principes pouvant réagir la conscience de l’homme. » (p.72)
    « Le sang neuf apporté à L’Etudiant français par ces jeunes intellectuels épris de Barrès et de Fustel de Coulanges rallie au journal de nouveaux lecteurs ; son tirage passe de huit cents à mille cinq cents exemplaires. La qualité des articles de Maulnier […] lui vaut l’honneur suprême d’être cité par Maurras en personne dans sa tribune « La politique ». » (p.72)
    « Jeunesse bruyante et péremptoire. » (p.72)
    « Lire L’Action française, c’est faire une cure d’altitude mentale », avait dit Proust après que Léon Daudet eut œuvré pour lui faire décerner le prix Goncourt. » (p.75)
    « Chroniques de Thierry Maulnier exprimant sans fard [et grâce à Léon Daudet] son admiration pour Pascal, pour Nietzsche, ou pour André Gide, trois écrivains honnis par Maurras. » (p.76)
    « Voici donc Thierry Maulnier « d’Action française ». Avec Brasillach, José Lupin et Georges Blond, ils sont les successeurs de cette génération d’avant 1914 engloutie tristement dans les boues d’Argonne ou de Champagne. » (p.78)
    « A délaisser Nietzsche, Dostoïevski, Pascal, « les grands vivants de même allure » [Maulnier, La crise est dans l’homme, Librairie de la Revue française, 1932, p.135]. » (p.84-85)
    « En octobre 1931, sitôt sortit de l’Ecole normale, Thierry Maulnier doit effectuer son service militaire. Nonobstant son opposition doctrinale au principe démocratique de la conscription, il rejoint, par patriotisme, l’Ecole des officiers de réserve de Saint-Maixent ; un médecin militaire le déclare bon pour le service, malgré sa grande myopie. […] Il fait de l’escrime, de l’équitation et de la course à pied. » (p.89)
    « La publication de cet essai [La crise est dans l’homme] vaut à son auteur une renommée qui dépasse le petit cénacle des lecteurs de la Revue française. […] Une bonne part de la presse, d’accord ou non avec lui, remarque ses qualités de réflexion, son énergie et sa lucidité, alliance rare chez un garçon de vingt-trois ans. » (p.92-93)
    « Il jugeait stérile l’attitude de ses héros [à Malraux], car, comme chez ceux de Gide, il leur trouvait une fascination malsaine pour la destruction, et le mépris du monde, au lieu de se laisser posséder, comme chez Nietzsche, par le goût du domptage, de la domination et de la hiérarchisation des valeurs. [cf Maulnier, « La Voie royale », Revue française, 23 novembre 1930] » (p.98)
    « Il passe son année de service militaire à lire le « philosophe au marteau » et prend quelques notes. » (p.98)
    « Outre-Rhin, on commence à se référer de plus en plus souvent à ce philosophe du fracas, au point que Drieu La Rochelle salue l’arrivée au pouvoir de Hitler comme la victoire de Nietzsche sur Marx. » (p.99)
    « En octobre 1932, alors qu’il est dégagé de ses obligations militaires depuis quinze jours […]
    Maulnier rédige son manuscrit en quelques semaines. » (p.99)
    « Pour Thierry Maulnier, la morale tragique de Nietzsche est un idéal de pureté, réservé à quelques hommes. Une réelle existence « tragique » contraint ceux-ci à se séparer de tout ce qui les « divertit » de la mort. En ce sens, Nietzsche rejoint Pascal et Racine. » (p.101)
    « Le livre sort pendant l’été. […] Plusieurs mois après la parution du livre, sous l’influence bienveillante d’Henri Massis, le jury du prix de la Critique, dont ce dernier fait partie, sélectionne Nietzsche pour ses qualités […] Cependant, le prix échappe à Maulnier au profit d’un concurrent […] un certain Marcel Raymond, auteur d’un essai sur la poésie contemporaine De Baudelaire au surréalisme. […] Robert Kemp a été jusqu’à écrire dans La Figaro : « Nous aurions bien voulu couronner aussi le Nietzsche de M. Thierry Maulnier : quelq’un disait dans la discussion préliminaire qu’il y avait du génie dans le travail de ce jeune homme de vingt-trois ans ; mais il sort de l’adolescence et nous avons pensé que les lauriers ne lui manqueraient pas ». » (p.102-103)
    « En cette année 1933, les éditions Plon lancent un nouvel hebdomadaire dans le vent, 1933, qui vantent les vertus de la jeunesse, de la vitesse, du courage et du sport, dont Brasillach est le secrétaire de rédaction. La sécrétaire de 1933 est une jeune et jolie Juive, qui ne s’appelle pas encore Dominique Arban, et qui restera le grand amour d’Henri Massis. A 1933 collaborent Paul Morand bien sûr, Montherlant, Philippe Barrès, Jean-Louis Vaudoyer et René Clair. ». Thierry Maulnier y tient une petite rubrique intitulée « Jeunesses du monde ». » (p.104)
    « Journal ultra-patriotique de Paul Lévy Le Rempart (qui deviendra Aujourd’hui). » (p.105)
    « Pour Maulnier, le régime nazi est en train de créer un nouveau type humain, par le pouvoir démoniaque inspiré de Faust, retrouvant ainsi les accents de noir romantisme du « plus méditerranéen des penseurs allemands », Nietzsche. » (p.106)
    « [Le 6 février 1934] Accompagné de son amie Dominique Aury, Thierry Maulnier est dans la foule qui se presse sur le pavé de Paris pour conspuer le gouvernement de la République. » (p.110)
    « [Récit de l’émeute] : Les mitrailleuses du dernier barrage ont tiré sans sommation perceptible. » (p.113)
    « Pour Maulnier, il faut imaginer un coup de force conduit par quelques-uns dans l’idée d’instituer un régime humaniste, inspiré de la Renaissance, qui restaurerait l’homme dans toute sa dimension sans porter atteinte à sa liberté. » (p.114)
    « Racine possède ainsi une supériorité sur Nietzsche, lui aussi « porteur du feu d’un autre monde » : il arrive à l’apogée d’une civilisation patiemment mûrie. Pourtant, alors que les lois et les mœurs l’élèvent au sommet de son art, Racine, pas plus que Nietzsche, et à la différence de Corneille, n’est un écrivain « social ». Il n’est pas un « guide national » : son œuvre n’a pas de valeur épique, ou patriotique. Elle est simplement une école d’exigence individuelle. » (p.126-127)
    « Le jury du prix de la Critique en fait son lauréat en mai 1935. » (p.130)
    « Il juit en 1936 d’une notoriété intellectuelle qui ne cesse de croître : il est lu et admiré par les étudiants de Paris et de province. » (p.138)
    « C’est à Combat que naît le futur rédacteur en chef de Je suis partout [Brasillach], jusque-là cantonné aux rez-de-chaussée littéraires. » (p.140)
    « Ses rédacteurs veulent rappeler à leurs aînés monarchistes la vocation révolutionnaire de l’Action française. » (p.142)
    « On ne peut pas dire pour autant que sa synthèse des idées maurrassiennes et des idées marxistes soit solidement étayée. Dans Combat, la réflexion bouillone, sous forme d’intuitions, mais jamais des systèmes construits ne verront le jour. La revue fonctionne comme un laboratoire, ou comme une ruche. » (p.146)
    « Jamais il ne « paraîtra opportun » à ses rédacteurs d’élargir leur audience en vulgarisant les thèmes et la pensée de la revue. » (p.148)
    « C’est avec lui que Thierry Maulnier fera son baptême de l’air, quand « Saint-Ex » lui proposera d’essayer avec lui un avion au Bourget. » (p.150)
    « Le ton violent de L’Insurgé ne lui réussit d’ailleurs pas mal : à Paris ses ventes sont plus qu’honorables, et Maulnier avoue un tirage de vingt-quatre mille exemplaires. » (p.158)
    « Pour Maulnier (en désaccord sur ce point avec Maurras), la lutte des classes existe bel et bien. » (p.166)
    « Le dessein de Maulnier dans Au-delà du nationalisme est non pas un retour en arrière, mais la détermination la plus précise possible des « conditions historiques d’une nouvelle création politique ». […] A l’instar du marxisme, le nouveau régime esquissé par Thierry Maulnier devrait proposer aux hommes, outre une nouvelle forme d’organisation politique et économique, une mystique communautaire qui inclurait la grandeur de la nation, et le bien-être individuel des hommes. » (p.170)
    « En cette année 1941, Thierry Maulnier déborde d’activités : il collabore au Jour et à L’Action française. » (p.211)
    « La collaboration simultanée de Thierry Maulnier au Figaro et à L’Action française surprend tout le monde. Entre Brisson et Maurras, une guerre totale dure depuis presque dix ans. Et pourtant, jamais le vieux monarchiste ne fera une quelconque observation à son disciple dissident, trop attaché à ce jeune journaliste que certains n’hésitent pas, au sein même de L’Action française, à désigner comme son successeur. A Maulnier, Maurras passe toutes ses foucades. Comme il a accepté l’admiration aveugle de son jeune ami pour Nietzsche, comme il a admis Combat et L’Insurgé, avec les réserves que l’on sait, il tolère sa collaboration au « journal maudit ». » (p.213)
    « Le choix du Figaro [le sabordage en novembre 1942], quoique approuvé par Thierry Maulnier, le prive, lui et son alter ego Jacques Darcy, d’une collaboration regulière et fructueuse. » (p.222)
    « Après l’invasion de la zone sud, Thierry Maulnier fait connaissance, par l’intermédiaire de son ancien condisciple Jean Beauffret, des habitués de Chez Antoinette. L’endroit est une ancienne maison de rendez-vous, convertie en restaurant, et fréquentée par la Résistance. Maulnier entre ainsi en contact avec Roger Stéphane, adjoint de Pierre-Henri Teitgen, et lui demande de rallier le réseau de résistance Combat dirigé par François de Menthon et Georges Bidault. Ce dernier accepte la proposition, en assortissant son accord d’une condition expresse : que Thierry Maulnier rompe avec l’Action française. Celui-ci refuse. […]
    Il donne quelques papiers à des revues clandestines, à la demande de Maurice Clavel notamment. » (p.223)
    « Aux Deux Magots [à Paris], il rencontre régulièrement Maurice Clavel à qui il propose de loger des résistants dans son atelier rue de Bellechasse dont l’accès est facilité par l’absence de concierge. » (p.232)
    « Dans la Revue universelle, Maulnier prolonge son éloge à Giraudoux [mort le 31 janvier 1944]. » (p.238)
    « Pour Thierry Maulnier, l’Antigone de Garnier n’est pas un simple incident littéraire, mais elle correspond à l’arrivée à l’âge adulte d’un théâtre littéraire enfin prêt pour la scène. Voici la définition qu’il en donne : « Une floraison munificente de la préciosité baroque sur l’ossature immortelle du Sophocle dorique ». » (p.243)
    -Étienne de Montety, Thierry Maulnier, Perrin, coll. Tempus, 2013 (1994 pour la première édition), 453 pages.



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    « La racine de toute doctrine erronée se trouve dans une erreur philosophique. [...] Le rôle des penseurs vrais, mais aussi une tâche de tout homme libre, est de comprendre les possibles conséquences de chaque principe ou idée, de chaque décision avant qu'elle se change en action, afin d'exclure aussi bien ses conséquences nuisibles que la possibilité de tromperie. »
    -Jacob Sher, Avertissement contre le socialisme, Introduction à « Tableaux de l'avenir social-démocrate » d'Eugen Richter, avril 1998.


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