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    Jean-Luc Steinmetz, L’épopée Maldoror

    Johnathan R. Razorback
    Johnathan R. Razorback
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    Jean-Luc Steinmetz, L’épopée Maldoror Empty Jean-Luc Steinmetz, L’épopée Maldoror

    Message par Johnathan R. Razorback le Dim 17 Mai - 11:30

    https://www.cairn.info/revue-romantisme-2016-2-page-79.htm

    "Le sublime tient à l’ampleur cosmique de ce « Grand Combat » qui ne cesse d’opposer des êtres plus qu’humains, individus intermédiaires, êtres de transformations infinies, animaux quasi totémiques. Car Ducasse nous place dans un climat de constantes métamorphoses. Il cherche à signifier la variabilité des figures qu’il nous présente. Celles-ci, incarnations momentanées du Mal ou du Bien, évoluent dans un univers instable, à la limite du cauchemar. Le jamais vu ou l’inouï apparaissent par le truchement d’entités souveraines ou dégradées. Au-delà des allégories, des symboles, Ducasse forge sa mythologie et sa tératologie en toute connaissance des prédécesseurs auxquels il emprunte, en bouleversant, en révulsant, en inversant, pour créer offensivement la stupéfaction (et non pas la « terreur ou la pitié ») du lecteur. Il réutilise à sa façon les grandes machines épiques, revisite les monstres, met en circulation des animaux aussi attirants ou répulsifs que la Chimère ou l’Hippogriffe de jadis. C’est l’occasion pour lui de ranimer un matériel caduc qu’il relativise avec fougue au nom d’un nouveau merveilleux, celui sur lequel Chateaubriand avait médité avec une admirable ardeur théorique dans son Génie du christianisme. De là l’estimation qu’en firent les surréalistes, sans nécessairement percevoir ce que Ducasse devait à toute une tradition dont il était particulièrement informé."
    -Jean-Luc Steinmetz, « L’épopée Maldoror », Romantisme, 2016/2 (n° 172), p. 79-88. DOI : 10.3917/rom.172.0079. URL : https://www.cairn.info/revue-romantisme-2016-2-page-79.htm



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    « La racine de toute doctrine erronée se trouve dans une erreur philosophique. [...] Le rôle des penseurs vrais, mais aussi une tâche de tout homme libre, est de comprendre les possibles conséquences de chaque principe ou idée, de chaque décision avant qu'elle se change en action, afin d'exclure aussi bien ses conséquences nuisibles que la possibilité de tromperie. »
    -Jacob Sher, Avertissement contre le socialisme, Introduction à « Tableaux de l'avenir social-démocrate » d'Eugen Richter, avril 1998.


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