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    Julius Evola, Oeuvres

    Johnathan R. Razorback
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    Message par Johnathan R. Razorback le Lun 29 Sep - 21:40

    https://fr.wikipedia.org/wiki/Julius_Evola

    http://la-dissidence.org/category/expressions-dissidentes/julius-evola/
    http://fr.scribd.com/doc/21541698/Julius-Evola-L-Arc-et-la-Massue
    http://books.google.fr/books?id=08-e42cn_PsC&pg=PA152&lpg=PA152&dq=m%C3%A9taphysique+de+gauche&source=bl&ots=7mQYxsecC4&sig=-qDCNfHYiRJoYNbvwgw6hkrJxEM&hl=fr&sa=X&ei=Q1BOVJ_wI8j3aoGdgcAH&ved=0CDgQ6AEwBQ#v=onepage&q=m%C3%A9taphysique%20de%20gauche&f=false

    http://www.freepdf.info/index.php?post/2012/01/15/Evola-Julius-Revolte-contre-le-monde-moderne2

    http://www.freepdf.info/index.php?post/2012/01/15/Evola-Julius-Ride-the-tiger

    http://www.freepdf.info/index.php?post/2012/01/15/Evola-Julius-Men-Among-The-Ruins

    http://www.freepdf.info/index.php?post/2012/01/15/Evola-Julius-Meditation-on-the-Peaks

    http://www.freepdf.info/index.php?post/Evola-Julius-La-metaphysique-de-la-Guerre2

    http://www.freepdf.info/index.php?post/Evola-Julius-Orientations

    http://www.freepdf.info/index.php?post/2012/01/15/Evola-Julius-Le-petit-livre-noir2

    http://www.freepdf.info/index.php?post/2012/01/15/Evola-Julius-Historiographie-de-droite2

    http://www.freepdf.info/index.php?post/2012/01/15/Evola-Julius-The-Mystery-of-the-Grail

    http://www.freepdf.info/index.php?post/2012/01/15/Evola-Julius-Against-the-Neopagans

    http://www.freepdf.info/index.php?post/2012/01/15/Evola-Julius-The-Doctrine-of-Awakening

    http://www.freepdf.info/index.php?post/2012/01/15/Evola-Julius-The-Hermetic-Tradition

    http://www.freepdf.info/index.php?post/Evola-Julius-La-doctrine-Aryenne-de-Lutte-et-de-Victoire

    http://thompkins_cariou.tripod.com/id3.html


    Dernière édition par Johnathan R. Razorback le Jeu 5 Mar - 17:18, édité 1 fois


    _________________
    « La racine de toute doctrine erronée se trouve dans une erreur philosophique. [...] Le rôle des penseurs vrais, mais aussi une tâche de tout homme libre, est de comprendre les possibles conséquences de chaque principe ou idée, de chaque décision avant qu'elle se change en action, afin d'exclure aussi bien ses conséquences nuisibles que la possibilité de tromperie. »
    -Jacob Sher, Avertissement contre le socialisme, Introduction à « Tableaux de l'avenir social-démocrate » d'Eugen Richter, avril 1998.

    « La question n’est pas de constater que les gens vivent plus ou moins pauvrement, mais toujours d’une manière qui leur échappe. »
    -Guy Debord, Critique de la séparation (1961).

    Johnathan R. Razorback
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    Message par Johnathan R. Razorback le Mar 26 Nov - 21:17

    "Nous ne pouvons ici que pointer sur ce que nous croyons être la forme et la base spirituelle et doctrinale de l’Europe unie.

    Les solutions « fédéralistes » et « associatives », la coopération économique et militaire, sont autant de manifestations de présupposés quant au caractère organique de l'Europe (ou à son absence). La condition d'une entité véritablement européenne doit être la force inéluctable d'une idée et d'une tradition avec lesquelles l'Europe est irrévocablement liée. Certains avancent que l'État-nation, non pas ordonné de volonté divine, mais par la création de groupes déterminés à la hauteur d'un défi historique, constitue un modèle pour la nation européenne en fusion. Selon ce point de vue, la condition spirituelle pour une Europe unie existe dans le mythe d'un destin commun défendu par les groupes « nationaux révolutionnaires » de l'Europe. Cette vue est insuffisante. La naissance des nations européennes a été en grande partie l'œuvre de dynasties représentant une tradition de loyauté envers une couronne particulière. En tout état de cause, les facteurs qui ont créé les nations européennes ont été ceux-là mêmes qui ont maintenu la désunion européenne, de la guerre de cent ans à nos jours.

    Parmi ceux qui possèdent une compréhension spirituelle et traditionnelle de l'Europe, nous pouvons distinguer ceux qui croient en un Imperium du genre de ceux mentionnés ci-dessus et ceux qui parlent de l'Europe en tant que nation. Le concept de nationalité est à mon avis inapproprié. La notion d'unité européenne est spirituelle et supranationale. La patrie, l’ethnie subsiste à un niveau « physique » essentiellement naturaliste. L’Europe (Europa una) devrait être quelque chose de plus que cela. Les vieux nationalismes et les ressentiments ne se sont greffés sur l’Europe que lorsqu’une nation a imposé une domination nationale au reste de l’Europe. L’imperium européen appartiendra à un ordre plus élevé que les éléments qui le composent et, pour être européen, il devrait être conçu comme quelque chose de qualitativement différent que d’être italien, prussien, basque, finnois, écossais ou hongrois, ce qui fait appel à un aspect différent du notre caractère. Une nation européenne implique le nivellement et l'annulation de toutes les nations « rivales » en Europe ou au-delà.

    En ce qui concerne la « culture européenne », elle est aujourd'hui devenue le socle de l'intellectuel européen pragmatique, libéral et humaniste. Sa « culture européenne » est un appendice de la « démocratie » et du « monde libre ». En ce sens, cette « culture » est le fond de commerce de ce que l'on appelle l’ « aristocrate de la pensée », en réalité le revêtement du parvenu, son gage de succès. Une authentique aristocratie de l'intelligence ne serait en aucun cas suffisante pour la tâche à accomplir : la réanimation de la volonté européenne et le soutien d'une élite révolutionnaire qui pourrait en faire une possibilité politique. De plus, chaque fois que nous essayons de donner une signification concrète à la notion de « culture européenne », nous semblons nous heurter à d'innombrables « interprétations » qui ne nous amènent à rien de décisif. Chacun a sa propre idée de ce qu'est la culture européenne et beaucoup d'Européens se sentent réticents, voire coupables, de la défendre, et ainsi les parvenus peuvent donc spéculer dans les revues et suppléments en couleurs au sujet de ce qu’ils ont dans le cœur à propos des derniers développements dans tel ou tel domaine de l'art de telle manière que la « culture » se sépare entièrement du « monde sérieux », de ce qui compte. Ironiquement, une grande partie de ce que les défenseurs de la culture admirent, joue un rôle majeur en contribuant à provoquer une crise spirituelle et un manque de confiance en la culture européenne.

    L'occidentalisation du monde a eu pour conséquence que cette décomposition s'étend à travers le monde - ainsi, de l'illuminisme au communisme, l'Europe est devenue le terreau des forces mêmes qui travaillent à détruire tout ce qui est spécifiquement européen
    ."
    -Julius Evola, "L’Europe unie : le pré requis spirituel": http://www.in-limine.eu/2019/09/l-europe-unie-le-pre-requis-spirituel-par-julius-evola.html

    http://www.in-limine.eu/2018/12/l-islam-vu-par-julius-evola-par-claudio-mutti.html

    www.in-limine.eu/2018/08/sur-les-institutions-fascistes-par-julius-evola.html

    http://www.in-limine.eu/2018/06/ce-qu-il-faut-retenir-du-fascisme-par-julius-evola.html

    http://www.in-limine.eu/2017/01/universalite-imperiale-et-particularisme-nationaliste-par-julius-evola.html

    http://www.in-limine.eu/2016/10/valeur-ethique-de-l-autarcie-par-julius-evola.html

    http://www.in-limine.eu/2015/06/le-malentendu-du-nouveau-paganisme-par-julius-evola.html



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    « La racine de toute doctrine erronée se trouve dans une erreur philosophique. [...] Le rôle des penseurs vrais, mais aussi une tâche de tout homme libre, est de comprendre les possibles conséquences de chaque principe ou idée, de chaque décision avant qu'elle se change en action, afin d'exclure aussi bien ses conséquences nuisibles que la possibilité de tromperie. »
    -Jacob Sher, Avertissement contre le socialisme, Introduction à « Tableaux de l'avenir social-démocrate » d'Eugen Richter, avril 1998.

    « La question n’est pas de constater que les gens vivent plus ou moins pauvrement, mais toujours d’une manière qui leur échappe. »
    -Guy Debord, Critique de la séparation (1961).

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    Message par Johnathan R. Razorback le Mar 17 Nov - 21:22

    "Ce furent à la fois des causes d'« en haut » et des causes d'« en bas », qui provoquèrent 1a décadence du Saint Empire Romain et, plus généralement, du principe de la vraie souveraineté. Au nombre des premières, figurent la sécularisation et la matérialisation progressive de l'idée politique. Déjà chez un Frédéric II, la lutte contre l'Eglise, bien qu'entreprise pour défendre le caractère surnaturel de l'empire, laisse apparaître l'amorce d'une évolution de ce genre, qui se traduit, d'une part, par l'humanisme, le libéralisme et le rationalisme naissant de la cour sicilienne, la constitution d'un corps de juges laïques et d'employés administratifs, l'importance prise par les legistae et les decretistae et par ceux qu'un juste rigorisme religieux, en allumant des autodafés et des bûchers savonaroliens pour les premiers produits de la « culture » et de la « libre pensée », qualifiait avec mépris de theologi philosophantes et, d'autre part, par la tendance centralisatrice et déjà anti-féodale de certaines nouvelles institutions impériales. Or, au moment où un empire cesse d'être sacré, il commence à ne plus être un Empire."

    "Un roi de France, François 1er, donne le premier coup au mythe de la « Chrétienté », base de l'unité européenne, en n'hésitant pas, dans sa lutte contre le représentant du Saint Empire Romain, non seulement à soutenir les princes protestants en révolte, mais même à s'allier avec le Sultan. La Ligue de Cognac (1526) vit le chef de l'Eglise de Rome suivre le même chemin. On assista à cette absurdité: Clément VII, allié de la Maison de France, entre en lice contre l'empereur en s'alliant au Sultan précisément au moment où l'avance de Soliman II en Hongrie menaçait toute l'Europe et où le protestantisme en armes était en train de bouleverser son centre. Et l'on verra de même un prêtre au service de la Maison de France, Richelieu, soutenir de nouveau, dans la dernière phase de la guerre de Trente Ans, la ligue protestante contre l'empereur, jusqu'à ce que, après la paix d'Augusta (1555), les traités de Westphalie (1648) suppriment les derniers restes d’élément religieux, décrètent la tolérance réciproque entre les nations protestantes et les nations catholiques et accordent aux princes révoltés une indépendance presque complète vis-à-vis de l'Empire. A partir de cette époque, l'intérêt suprême et l'enchère des conflits ne seront plus du tout la défense idéale d'un droit dynastique ou féodal, mais une simple dispute autour de morceaux du territoire européen: l'Empire est définitivement supplanté par les impérialismes, c'est-à-dire par les menées des Etats nationaux désireux de s'affirmer militairement ou économiquement sur les autres nations. La Maison de France joua, dans ce bouleversement, tant sur le plan. de la politique européenne, que dans sa fonction nettement anti-impériale, un rôle prépondérant."

    "Fut poursuivie - surtout par Louis XI et Louis XIV - la lutte contre la noblesse féodale, lutte qui ne dédaignait pas l'appui de la bourgeoisie et tolérait même, pour atteindre son but, l'esprit de révolte de couches sociales encore plus basses; c'est lui qui favorisa déjà une culture antitraditionnelle, grâce à ses « légistes » qui furent, avant les humanistes de la Renaissance, les véritables précurseurs du laïcisme moderne. S'il est significatif que ce soit un prêtre - le cardinal de Richelieu - qui ait affirmé, contre la noblesse, le principe de la centralisation, en préparant le remplacement des structures féodales par binôme nivellateur moderne du gouvernement et de la nation, il est incontestable que Louis XIV, en façonnant les pouvoirs publics, en développant systématiquement l'unité nationale, et en la renforçant sur le plan politique, militaire et économique, a pour ainsi dire, préparé un corps pour l'incarnation d'un nouveau principe, celui du peuple, de la nation conçue comme simple collectivité bourgeoise ou plébéienne. Ainsi, l'oeuvre anti-aristocratique entreprise par les rois de France, dont on a déjà souligné l'opposition constante contre le Saint Empire, devait logiquement, avec un Mirabeau, se retourner contre eux et les chasser finalement du trône contaminé. On peut affirmer que c'est précisément pour s'être engagée la première dans cette voie et avoir, de ce fait, sans cesse accru le caractère centralisateur et nationaliste de la notion d'Etat, que la France connut la première l'écroulement du régime monarchique et, d'une façon précise et ouverte, avec l'avènement du régime républicain, le passage du pouvoir entre les mains du Tiers Etat. Elle devint ainsi, au sein des nations européennes, le principal foyer de ce ferment révolutionnaire et de cette mentalité laïque et rationaliste, qui devaient détruire les derniers vestiges de la traditionnalité."

    "A l'émancipation, vis-à-vis de l'Empire, des Etats devenus « absolus », devait succéder l'émancipation, vis-à-vis de l'Etat, des individus souverains, libres et autonomes."

    "La Renaissance ne reprit du monde antique que des formes décadentes et non celles des origines, pénétrées d'éléments sacrés et suprapersonnels, ou les reprit en négligeant complètement ces éléments et en utilisant l'héritage antique dans une direction tout à fait différente. Dans la Renaissance, en réalité, la « paganité » servit essentiellement à développer la simple affirmation de l'Homme, à fomenter une exaltation de l'individu, qui s'enivre des productions d'un art, d'une érudition et d'une spéculation  dénuées de tout élément transcendant et métaphysique."

    "Le sentiment plébéien de la Patrie [...] s'est affirmé avec la Révolution française."
    -Julius Evola, Révolte contre le monde moderne, chapitre 12 "Déclin de l’oecumène médiéval - Les nations", Les Éditions de L'Homme Ltée, Copyright, Ottawa, 1972 (1934 pour la première édition italienne), 479 pages.




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    « La racine de toute doctrine erronée se trouve dans une erreur philosophique. [...] Le rôle des penseurs vrais, mais aussi une tâche de tout homme libre, est de comprendre les possibles conséquences de chaque principe ou idée, de chaque décision avant qu'elle se change en action, afin d'exclure aussi bien ses conséquences nuisibles que la possibilité de tromperie. »
    -Jacob Sher, Avertissement contre le socialisme, Introduction à « Tableaux de l'avenir social-démocrate » d'Eugen Richter, avril 1998.

    « La question n’est pas de constater que les gens vivent plus ou moins pauvrement, mais toujours d’une manière qui leur échappe. »
    -Guy Debord, Critique de la séparation (1961).


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