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    Olivier Roy, La peur de l'islam

    Johnathan R. Razorback
    Johnathan R. Razorback
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    Olivier Roy, La peur de l'islam Empty Olivier Roy, La peur de l'islam

    Message par Johnathan R. Razorback le Mar 28 Juil - 15:23

    https://fr.wikipedia.org/wiki/Olivier_Roy

    "Le discours désormais dominant (même s'il prétend toujours s'opposer au "politiquement correct", alors qu'il est devenu "le" politiquement correct) considère que le terrorisme est l'expression exacerbée d'un "vrai" islam qui se ramènerait en fait au refus de l'autre, à la suprématie de la norme (charia) et au djihad conquérant, même si ces choix se font plus par défaut et par ressentiment que par certitude de détenir la vérité. En un mot, tout musulman serait porteur d'un logiciel coranique implanté dans son subconscient qui le rendrait, même modéré, inassimilable, à moins, bien sûr, de proclamer haut et fort sa conversion publique à un improbable libéral, féministe et gay-friendly, si possible [...]
    Cette demande de "soumission" est désormais récurrente de ("pourquoi vous, les musulmans, ne condamnez pas le terrorisme ?")." (p.12)

    "Nostalgie d'un islam "andalou" qui n'a jamais existé." (p.13)

    "Les jeunes radicalisés ne sont en rien l'avant-garde ou les porte-parole des frustrations de la population musulmane." (p.13)

    "Les jeunes radicalisés [...] sont en rupture délibérée tant avec l'islam de leurs parents qu'avec les cultures des sociétés musulmanes." (pp.13-14)

    "La grande proportion de convertis parmi les radicaux (22% de volontaires qui rejoignent Daech, selon la police française) montre bien que la radicalisation concerne une frange marginale de la jeunesse en général et non le cœur de la population musulmane." (pp.14-15)

    "Les faits démentent la thèse de la radicalisation de la population musulmane." (p.15)

    "On reproche aux musulmans d'être communautarisés, mais on leur demande de réagir contre le terrorisme en tant que communauté. C'est ce que l'on appelle la double contrainte: soyez ce que je vous demande de ne pas être." (p.16)

    "Il n'y a pas de vote musulman." (p.16)

    "Il n'y a pas une communauté musulmane, mais une population musulmane." (p.17)

    " [Question]: Les Occidentaux ont-ils eu raison de frapper les positions des djihadistes ?

    Oui. [...] Daesh a avant tout une stratégie locale [...] son objectif n'est ni New York ni Paris, contrairement à Al-Qaïda." (pp.22-23)

    "Ces jeunes [radicalisés] ne sont pas insérés dans la communauté musulmane, ni en France, ni ailleurs." (p.23)

    "On s'inquiète de leur loyalisme, mais on oublie que 15% des soldats français sont de confession musulmane: ils sont allés en Afghanistan, au Mali, participent à Vigipirate, et il n'y [a] ni sabotage ni désertion." (p.24)

    "Il faut délégitimer l'EI et Al-Qaïda en détruisant l'image d'héroïsme et d'aventure qui s'y attache, en les ramenant à ce qu'ils sont: au mieux des paumés, comme les trois Pieds Nickelés qui sont allés se rendre à la gendarmerie, et au pire des bandits, des loubards fascinés par le Scarface de Brian De Palma, mais pas des héros de la communauté musulmane." (pp.27-28)

    "Si le FN est né dans le fascisme, il ne l'est plus." (p.31)

    "Le communautarisme est un fantasme que la représentation des banlieues cristallise. Les populations musulmanes ne sont pas communautarisées: pas de représentation nationale, pas de réseau d'écoles confessionnelles, pas de parti politique." (p.32)

    "Sauf que personne ne veut le voir." (p.34)

    "En France, tout le monde a un copain ou un voisin musulman: il y a un décalage complet entre la sociabilité réelle des gens et leur discours idéologique." (p.37)

    "Dès que vous passez dans les résidences périurbaines, vous retrouvez le vote frontiste, mais surtout parce que les services de l'Etat y sont défaillants." (p.38)

    "Évidemment, le logiciel de pensée de Marine Le Pen n'est pas démocratique." (p.38)

    "Les Français sont des pleurnichards." (p.39)

    "Printemps arabes, qui voient les islamistes arrivent au pouvoir." (p.42)

    "Il est de bon ton de se gausser de la guerre en Libye, qualifiée d'aventuriste au prétexte qu'elle l'aurait laissée dans l'anarchie tribale." (p.42)

    "L'extrême émotion qui a saisi l'opinion publique après les crimes de Merah a occulté un fait essentiel: ses cibles prioritaires n'étaient pas les membres de la communauté juive mais de jeunes militaires françaises musulmans (deux des quatre militaires visés étaient musulmans, les deux autres pouvant être pris aussi comme d'origine musulmane)." (p.62)

    "Aujourd'hui, dans le monde arabe [...] le principe des élections et de l'alternance est accepté." (p.68)
    -Olivier Roy, La peur de l'islam. Dialogues avec Nicolas Truong, La Tour d’Aigues, Éditions de l’Aube, coll. « Le monde des idées », 2015, 88 pages.



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    « La racine de toute doctrine erronée se trouve dans une erreur philosophique. [...] Le rôle des penseurs vrais, mais aussi une tâche de tout homme libre, est de comprendre les possibles conséquences de chaque principe ou idée, de chaque décision avant qu'elle se change en action, afin d'exclure aussi bien ses conséquences nuisibles que la possibilité de tromperie. »
    -Jacob Sher, Avertissement contre le socialisme, Introduction à « Tableaux de l'avenir social-démocrate » d'Eugen Richter, avril 1998.


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