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    Houston Stewart Chamberlain, La Genèse du XIXème siècle (1899)

    Johnathan R. Razorback
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    Message par Johnathan R. Razorback le Sam 7 Fév - 21:45

    http://www.hschamberlain.net/grundlagen/section0_chapitre0.html

    "L'art ne se peut manifester qu'intégralement, par des œuvres dont chacune est complète et se suffit à elle-même; la science au contraire, non moins nécessairement, n'est jamais que fragment."

    "Il s'agissait de reconnaître avec précision le point d'attache où s'articule l'histoire de l'Europe. Or, à mon sens, celle-ci tourne tout entière autour d'un seul fait capital : c'est à savoir l'éveil des Germains prenant possession du rôle qu'ils sont destinés à jouer sur la scène du monde, en tant que fondateurs d'une civilisation et d'une culture entièrement nouvelles. L'an 1200 est la date moyenne qui peut le mieux servir à désigner cet événement. [...] Leur individualité propre s'est développée dans la lutte contre l'individualité étrangère : d'abord contre le chaos ethnique de l'empire romain décadent, puis peu à peu contre toutes les races du monde. D'autres groupes, en effet, ont exercé dès lors une influence sur les destinées du monde, mais toujours et uniquement comme adversaires des hommes du Nord. [...] Si les Germains ne furent pas seuls à modeler l'histoire, ils y contribuèrent incomparablement plus que les autres races : tous les hommes qui, à dater du sixième siècle, apparaissent comme les véritables CONFIGURATEURS des destinées de l'humanité, soit qu'ils forment des États, qu'ils découvrent des idées nouvelles ou qu'ils inventent quelque art original, tous appartiennent à ce groupe. [...] Sans le Germain, une nuit éternelle eût envahi le monde; sans l'incessante résistance des Non-Germains, sans la guerre implacable que font encore aujourd'hui à tout ce qui est germanique les représentants jamais exterminés du « chaos ethnique », nous eussions atteint un degré de culture bien supérieur à celui qu'a connu le dix-neuvième siècle. "

    "Toute chose nouvelle se rattache à quelque autre qui a déjà existé antérieurement."


    "Il n'y eut jamais d'âmes plus assoiffées de religion que celles des Slaves, des Celtes et des Teutons [...] Il n'y eut jamais de créatures humaines plus lamentablement dénuées sous ce même rapport de la religion que les Sémites, et surtout leurs demi-frères, les Juifs."

    "Tous les hommes, ou presque, sont par nature des « adorateurs de héros ». Contre cet instinct, sain à tout prendre, on ne saurait objecter rien de grave. La simplification, d'abord, est un impérieux besoin de l'esprit humain : c'est malgré nous que nous en venons à remplacer par un nom unique les nombreux noms qui désignent les agents d'un mouvement quelconque."

    "L'intelligence, quelque éclairée qu'on la suppose, atteint à peu de chose sans le concours de l'enthousiasme."

    "L'amour de soi n'est-il pas chose entre toutes méprisable ?"

    "L'« histoire » proprement dite ne commence qu'avec la naissance du Christ. Les peuples qui n'appartiennent pas encore au christianisme, Chinois, Hindous, Turcs et le reste, ne possèdent pas encore de véritable histoire."

    "Les temps sont passés où l'on prétendait refuser aux animaux la raison."

    "Ce qui fait de l'homme un HOMME au vrai sens de ce mot, un être différent de tous les autres animaux [...] Un moment décisif est celui où l'invention libre apparaît consciente, c'est-à-dire celui où l'homme se révèle artiste."

    "La philosophie grecque de la grande époque [...] procédant d'une activité créatrice de l'esprit humain, s'apparente à la poésie."

    "Notre propre pensée, la pensée occidentale, date du jour où un grand homme déclara « Il faut convenir que la philosophie que nous avons reçue des Grecs est puérile ou, du moins, se montre plus prompte à bavarder qu'apte à créer. » [Bacon]. "

    "Juifs et Germains — telles sont encore les deux puissances qui se dressent en face l'une de l'autre."

    "Les races humaines font paraître quant à leur caractère, quant a leur mentalité, avant tout quant au degré de leurs aptitudes particulières, des différences aussi tranchées que celles par où se distinguent entre eux un lévrier, un bouledogue, un caniche et un terre-neuve."

    "La vie au contraire, envisagée purement comme telle, est un tout autre être que le savoir systématique, un être beaucoup plus stable, mieux fondé, embrassant davantage; c'est la somme de toute réalité, tandis que la science même la plus précise ne nous présente jamais que le réel dilué, généralisé, et non plus immédiat."

    "Celui qui appartient à une race déterminée, à une race pure, l'éprouve chaque jour."

    "Il faut [...] se garder de croire que par l'infusion d'un sang différent la race s'ennoblisse en tout état de cause et que ses aptitudes s'enrichissent par l'appoint d'aptitudes étrangères. [...] Le mélange de sang a pour effet la dégénérescence."

    "Rome, à l'époque impériale, fut l'incarnation du principe ANTINATIONAL : ce principe conduisit à la décomposition raciale et en même temps au chaos moral et intellectuel."

    "Engendrer des fils — les fils de « justes » noces — voilà indiscutablement le devoir le plus sacré de l'individu envers la société : de quelques créations qu'il la dote en outre, aucune ne sera d'aussi durable et ineffaçable influence que sa contribution à l'ennoblissement croissant de la race."

    "Le chaos ethnique du bas empire romain, cette humanité destituée de race et de nationalité, dénotait un état morbide, fécond en germes corrupteurs, et constituait une offense à la nature. Un SEUL rayon de lumière brilla sur ce monde dégénéré. Il vint du Nord. Ex septentrione lux !"

    "Ce sont nos gouvernements, notre justice, notre science, notre commerce, notre littérature, notre art.... à peu près toutes les formes de notre activité qui sont devenues esclaves plus ou moins volontaires des Juifs et qui traînent au pied — quelquefois aux deux pieds — là chaîne de servitude. En outre, ce caractère « étranger » souligné par Herder apparaît toujours plus saillant; il y a cent ans, on ne pouvait guère que le pressentir; maintenant il s'est développé et affirmé au point de s'imposer à l'observation du spectateur le moins perspicace. Obéissant à des motifs d'ordre idéal, l'Indo-Européen a ouvert amicalement la porte; le Juif s'y est précipité comme un ennemi, il a pris d'assaut toutes les positions, et sur les brèches — je ne veux pas dire sur les ruines — de notre individualité propre, il a planté le drapeau de cette autre individualité qui nous demeure éternellement étrangère."

    "Dans un écrit du Juif espagnol Mose de Leon ²) réédité en 1880, Jésus-Christ est qualifié de « chien mort, enseveli dans un tas de fumier ». Durant les dix dernières années du dix-neuvième siècle ont été réédités également (en langue hébraïque, s'entend) plusieurs passages du Talmud longtemps omis pour cause de censure, dans lesquels le Christ est livré au mépris et à la haine comme « fou », « magicien », « athée », « idolâtre », «chien », « bâtard », « enfant de luxure », « fils de putain », etc., et où son auguste mère n'est pas mieux traitée ³)."

    "Ce Juif qui nous apparaît si éternellement immuable [...] sans doute cessera-t-il un jour d'ÊTRE."

    "Si même il était vrai que l'islamisme fût, ainsi qu'en juge Schopenhauer, « la pire de toutes les religions »‚ comment ne pas frémir d'admiration — d'une admiration presque angoissée — quand on voit le musulman marcher à la mort aussi tranquillement que s'il allait se promener ?"

    "ce matérialisme que nous rencontrons partout où souffla l'esprit sémitique."

    "L'avènement des Juifs dans l'histoire occidentale » n'a pas eu de conséquences plus considérables que celle-ci : la fondation de l'Église chrétienne sur une base sémitique et l'introduction des notions de « foi » et de « religion » au sens sémitique de ces mots dans une religion qui, prise en son essence, et du fait même de la vie du Christ, constituait un désaveu direct et absolu de cette conception sémitique, et qui, en outre, devint, par le développement ultérieur de sa structure mythologique et philosophique, un édifice nettement indo-européen et pas du tout sémitique."

    "À la question : qui est le Juif ? j'ai répondu en marquant son origine, le SUBSTRATUM PHYSIQUE de son être."

    "Il y a parfaitement de bonnes et de mauvaises races, car il s'agit ici de circonstances physiques, de lois générales de la nature organique qui sont susceptibles d'enquête expérimentale."

    "Nul doute, si l'influence juive devenait dominante en Europe dans le domaine spirituel et culturel, que nous n'eussions à enregistrer un nouvel exemple d'action négative et destructrice."

    "Ce Barbare [germain] dont le plus grand plaisir consiste à se jeter tout nu dans la mêlée des combats, ce sauvage qui surgit soudain des forêts et des marécages pour se répandre comme une épouvante sur le monde civilisé qu'il conquiert à la seule force du poing, n'en est pas moins l'héritier légitime de l'Hellène et du Romain, sang de leur sang, esprit de leur esprit."

    "Maintenant qu'il nous suffit d'un regard rétrospectif sur les siècles pour acquérir la sagesse à peu de frais, nous ne saurions regretter qu'une chose : c'est que le Germain n'ait pas procédé, partout où atteignait son bras vainqueur, à une extermination plus radicale et que, dès lors, la « latinisation » — c'est-à-dire en fait la mixtion avec le chaos ethnique — ait peu à peu soustrait derechef de vastes domaines à la seule influence capable de les régénérer, influence du sang pur et de la force juvénile, ainsi qu'à la domination des mieux doués."

    "Où commence ce qui nous est étranger et ce que (comme dit Goethe) « nous ne devons pas tolérer » ?"

    "L'événement historique le plus important de nos dix-neuf siècles chrétiens, c'est, sans contredit, celui qu'on désigne sous ce nom : la « Réforme ». Cette « Réforme » se fonde sur un double principe : le principe national et le principe religieux, qui tous deux ont en commun ce propos : secouer le joug étranger, écarter cette « main morte » de l'Imperium romain depuis longtemps défunt, qui s'étend encore non seulement sur la terre et sur l'or, mais sur les pensées, les sentiments, les croyances et les espoirs des hommes."

    "Plus riche est une mentalité, plus divers et plus solides sont les liens qui la retiennent attachée à un substratum racial de type déterminé."

    "Cette humanité, au sujet de laquelle on a déjà tant philosophé, présente en effet un grave défaut : c'est qu'elle n'existe pas. La nature et l'histoire nous offrent un grand nombre de types humains différents, mais non pas UNE humanité."

    "Les règlements des corporations s'opposaient à ce qu'aucun de leurs membres travaillât plus que les autres. [...] Émancipé des liens salutaires qui l'associaient aux intérêts de la communauté, l'individu ne connaît plus de loi que l'arbitraire sans frein de son caprice. ."

    "Il faut nous rendre compte que la moralité est une intuition d'ordre intérieur, c'est-à-dire transcendant; le « Pater, dimitte illis » ne trouve pas de justification hors du cœur humain : d'où le ridicule de toute éthique empirique, inductive, antireligieuse."

    "La Révolution [française] n'est pas le commencement d'un jour nouveau, elle est le commencement de la fin."

    "Les Pères et les docteurs de l'Église n'avaient pas eu assez de mots pour exprimer leur mépris d'eux-mêmes et de tous les hommes; et ce fut déjà un symptôme significatif quand Pic de la Mirandole, surgissant comme l'étoile du matin à l'aube d'un nouveau jour, écrivit trois siècles avant Kant un livre Sur la dignité de l'homme. Qu'il possédât rien de pareil à de la dignité, le pauvre être humain l'avait totalement oublié sous la longue domination de l'imperium et du pontificat !"

    "L'expérience n'est pas un fait simple, elle ne saurait être en aucun cas purement objective, parce que c'est notre propre organisation active qui rend d'abord l'expérience possible, organisation telle que non seulement nos sens ne reçoivent que certaines impressions déterminées (dont en outre ils déterminent la forme), mais encore que notre intellect classe, ordonne et relie ces impressions selon des schémas également déterminés."

    "L'homme découvre au dedans de soi un univers qui échappe complètement à toute représentation mécanique. Obligés à cette constatation, dont ils apercevaient le danger pour la connaissance strictement scientifique, Descartes et Locke crurent y parer en faisant de cet univers non mécanique quelque chose d'extranaturel et de surnaturel : c'était là un compromis arbitraire et boiteux, sur lequel ne se pouvait fonder une conception vivante du monde. La discipline scientifique, qui accoutume l'esprit à tracer une limite précise entre ce qu'il sait et ce qu'il ne sait pas, commandait de déclarer ici simplement : par l'expérience la plus directe de ma propre vie je connais — en dehors de la nature mécanique — l'existence d'une nature non mécanique. Pour la clarté, peut-être est-il permis d'appeler cette nature non mécanique le monde idéal, par opposition au monde réel, mais ce n'est pas qu'elle existe moins réellement : elle est au contraire, et de toute évidence, ce que nous possédons de plus certain, elle est la seule chose qui nous soit donnée immédiatement; on aurait donc lieu, bien plutôt, d'appeler « idéal » le monde extérieur, mais on réserve ce nom à l'autre monde parce qu'il s'incorpore en des idées, non en des objets. Or si l'homme connaît — non comme dogme, mais par expérience — l'existence d'un tel monde idéal; si l'introspection l'amène à se convaincre qu'il n'est pas lui-même uniquement, ni même principalement, un mécanisme, et si au contraire il découvre en son être cela que Kant désigne par les mots « la spontanéité de la liberté », un élément intégralement soustrait au mécanisme et rebelle au mécanisme, tout un vaste monde qualifiable à certain égard de « non naturel » tant il contraste avec ce règne de la nécessité mécanique dont l'observation exacte de la nature nous rend témoins, comment l'homme pourrait-il faire autrement que de projeter en retour cette seconde nature — réalité pour lui aussi évidente et certaine que l'autre — sur cette première nature que la science lui montre intimement liée à son être intérieur ? [...] On s'explique donc comment les hommes dépourvus d'aptitudes métaphysiques sont induits à perdre de vue la différence entre les deux mondes — entre la nature du dehors et la nature du dedans, comme dit Goethe : transportant, par exemple, la liberté au dehors, dans le monde des phénomènes (sous forme de dieu cosmique, de miracle, etc. [...] Il n'est qu'un antidote assez puissant pour nous sauver : notre conception scientifique du monde. L'identification inconsidérée des deux mondes que distingue cette conception suscite encore d'autres systèmes, aussi vides que nuisibles; ils ne sont plus le fait des gens qui projettent leur expérience intérieure au dehors, sur le monde des phénomènes, mais de ceux qui, à l'inverse, transportent ce monde des phénomènes, avec tout son mécanisme, dans le monde intérieur : ainsi prennent naissance le monisme soi-disant « scientifique », le matérialisme, etc. [...] En présence de tous ces errements — et en opposition à toute espèce de panthéisme ou de pananthropisme mystique — il y a lieu de maintenir et d'accentuer fortement la distinction entre les deux mondes, telle qu'elle résulte d'un emploi strictement scientifique de l'EXPÉRIENCE. "

    "Si j'ai attribué, dans ma conclusion, une telle importance à Kant, c'était surtout pour simplifier et clarifier autant que possible mon exposé. J'espère néanmoins avoir convaincu le lecteur que notre conception germanique du monde n'est pas le produit d'une fantaisie individuelle, mais qu'elle résulte avec nécessité du vigoureux développement de nos aptitudes de race. Jamais un individu isolé, si grand soit-il, n'arriverait à réaliser dans son ensemble une pareille œuvre, à la parachever dans toutes les parties, à la configurer de tous les points de vue; jamais l'immense force anonyme que suppose cet effort ne saurait si intégralement s'incarner dans une personnalité, que désormais chacun reconnaisse dans ce seul et unique élu le parangon et le prophète. C'est là une idée sémitique et non germanique; à notre sens, elle se contredit elle-même, car elle implique que la personnalité devienne à sa suprême puissance — dans le génie — impersonnelle. Quiconque éprouve pour la grandeur intellectuelle éminente un respect véritable refusera d'adopter à son égard l'attitude d'un adepte servile : en la fréquentant, il se met précisément à l'école de l'indépendance [...] J'avais, d'ailleurs, un second motif pour faire porter sur Kant tout le poids de ma démonstration. Il exprime sous la forme la plus ample, la plus pure et la plus auguste notre culture germanique en son épanouissement, il représente en quelque sorte et condense la somme totale du travail que nous avons accompli entre les années 1200 et 1800. Egalement éminent comme savant, comme penseur et comme moraliste, et par là réunissant en lui plusieurs des éléments essentiels de notre développement, il est le premier modèle achevé du Germain tout à fait libre, du Germain purifié de toute tare romaine : absolutisme, dogmatisme, universalisme. Et de même qu'il nous a émancipés de Rome, il nous a aussi — pour peu que nous voulions l'entendre — affranchis du judaïsme : non pas en nous montrant la voie de la haine et de la persécution, mais en réduisant à néant, une fois pour toutes, la superstition historique, la cabbalistique spinoziste et le dogmatisme matérialiste (dont le matérialisme dogmatique n'est que l'envers). Kant est l'authentique successeur de Luther : ce que l'un avait entrepris, l'autre l'a continué. ."


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    « La racine de toute doctrine erronée se trouve dans une erreur philosophique. [...] Le rôle des penseurs vrais, mais aussi une tâche de tout homme libre, est de comprendre les possibles conséquences de chaque principe ou idée, de chaque décision avant qu'elle se change en action, afin d'exclure aussi bien ses conséquences nuisibles que la possibilité de tromperie. » -Jacob Sher, Avertissement contre le socialisme, Introduction à « Tableaux de l'avenir social-démocrate » d'Eugen Richter, avril 1998.

    "La vraie volupté est remportée comme une victoire sur la tristesse [...] Il n’y a pas de grands voluptueux sans une certaine mélancolie, pas de mélancoliques qui ne soient des voluptueux trahis." -Albert Thibaudet, La vie de Maurice Barrès, in Trente ans de vie française, volume 2, Éditions de la Nouvelle Revue Française, 1919, 312 pages, p.40.


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